Comme un spectacle

L’auteur est présent dans la rue, avec la maison du Roman, 24h sur 24. Il habite et rencontre à propos de son roman, et réécrit son roman en l’enrichissant de ses rencontres, dans un cercle sans fin.
Alors même que Le Roman de la Rue n’est pas une forme spectaculaire stricto sensu, qu’est-ce qui pourrait bien justifier de l’emprisonner dans la forme d’un « spectacle ». Une forme d’une heure, avec un cercle de spectateur, et peut-être même un micro et des projecteurs.

Quelle heure, sur les 24, mérite plus que les autres d’être spectaculée ?
Quelles aventures, quelles histoires choisir en particulier ?
A quelle échelle l’artiste peut-il créer un roman de la rue, c’est à dire une mythologie du commun, comme ceux que l’on invente pour créer les nations, les territoires et les identités ?
Va-t-il encore étendre le plan de sa ville rêvée, sous la peau ?

On y songera à l’échelle 1/24ème, comme l’échelle du cadastre tatoué sur l’auteur, comme 1 heure sur 24, comme un qui raconte au milieu des autres qui écoutent.

A partir de 2018/2019, les résidences de recherche débuteront pour donner du corps à ces pistes de réflexion.